Addictions

Articles traitant l’apport de la sophrologie dans le traitement des addictions.

La cigarette ? Demain, j’arrête !

woman breaking a cigaretteChercher en catastrophe un tabac ouvert le dimanche après-midi pour dépenser 7€  en produits chimiques et substances cancérigènes…  Sortir sous la pluie ou la neige pour aspirer son quota de nicotine… « Cracher ses poumons » en courant derrière les enfants ou pour monter 3 étages à pieds…  C’est décidé, demain, vous arrêtez la cigarette !

Soit. Mais pas si simple. Parce qu’on ne met pas fin à des années  (voire des dizaines d’années) de tabagisme en deux coups de cuillère à pot.

Le sevrage nicotinique, d’abord… Troubles du sommeil, brûlures d’estomac, toux (eh oui, parfois on tousse plus quand on arrête que quand on fume !), transit intestinal anarchique, fatigue intense… Bref, Miss Nicotine n’a pas l’intention de se laisser éliminer aussi facilement.

Ensuite, il faut se débarrasser de tous les automatismes… Un coup de téléphone, une cigarette. Un petit café, une cigarette. Sortir du cinéma, une cigarette… Et j’en passe. Toutes ces années passées à associer un moment à un geste et au goût du tabac vous conditionnent.

Enfin, une fois passé le sevrage physique et le « déconditionnement », il faut renoncer au bien-être (factice, peut-être, mais ressenti) que fumer procure : retrouver de l’énergie en cas de coup de pompe, retrouver le calme en cas de stress (oui, la cigarette peut avoir ces deux effets contradictoires), stimuler l’intellect, favoriser la concentration… Et plaisir de sentir le goût du tabac dans sa bouche.

Bref, la décision est prise, mais pas facile de s’y tenir.

Les solutions pour vous aider ne manquent pas : patches ou chewing-gum à la nicotine, anti-dépresseurs et autres médicaments, vapoteuse…  Des solutions qui peuvent vous convenir, mais qui n’agiront que partiellement (sur le sevrage physique, le conditionnement…), qui peuvent induire une nouvelle dépendance, et surtout qui ne vous seront d’aucun recours si vous « replongez » un jour, ou même pour éviter de « replonger ».

Et la sophrologie dans tout ça ?

Pour parler de sophrologie et arrêt du tabac, j’aime employer l’expression « accompagnement au sevrage tabagique ». Ce n’est pas une méthode miracle, un « stop tabac » instantané… Elle ne se substituera pas non plus à votre volonté, comme une façon d’arrêter de fumer malgré soi… Bien au contraire, votre volonté, votre motivation sera un élément indispensable à la réussite de cet accompagnement.

Ce que l’accompagnement sophrologique vous apportera :

  • Une meilleure connaissance de vous-même : Prise de conscience des ressentis, écoute de soi, maîtrise des sensations d’inconfort…  Vous identifierez plus facilement l’envie de fumer, la sensation de manque… et apprendrez à les gérer.
  • La mise en place de nouveaux automatismes : à l’aide d’un geste signal ou d’une image-ressource, vous apprendrez à substituer l’envie de fumer par une sensation positive, que vous choisirez… Bref, vous construirez votre propre stratégie de résistance.
  • Une motivation renforcée : en découvrant de nouveaux moyens pour évacuer vos tensions, vous dynamiser, vous calmer, mais aussi en prenant conscience que le plaisir n’est pas QUE dans la cigarette. Et en vous projetant dans une vie sans tabac, plus saine et libérée.

Mais ce que la sophrologie vous apportera surtout, c’est une totale autonomie et une meilleure maîtrise de vous-même. Au fil des séances (une dizaine, en moyenne), et avec un entraînement régulier (quotidien dans l’idéal) entre les séances, vous apprendrez à utiliser les techniques sophrologiques vécues et apprises, vous les intégrerez dans votre quotidien… Vous pourrez gérer les moments de tentation, les rechutes.

En collectif ou en individuel ?

Le principal avantage des séances collectives, outre leur coût, est de pouvoir échanger, partager son expérience, ses ressentis, avec les autres participants, comme autant de compagnons de route sur le chemin du sevrage tabagique.

Mais qui dit collectif dit, obligatoirement, travail sur des généralités, adaptation aux besoins du groupe, et non d’un seul participant… Un accompagnement individuel, au contraire, sera individualisé, et parfaitement adapté à vos besoins spécifiques et à votre évolution au fil du parcours.

A vous de choisir ce qui vous convient le mieux…

Alors si vous êtes motivé(e), prêt(e) à vous investir pendant une dizaine de semaines dans une démarche d’accompagnement, si vous souhaitez être autonome et « reprendre la main » sur vous-même, la sophrologie est la méthode idéale.